Thérapies Holistiques

Le site de Pascale Grossi

La Relaxation

La relaxation trouve ses origines dans des techniques méditatives orientales ancestrales.
Comme la plupart des techniques alternatives actuelles, les enseignements de traditions millénaires orientales se sont associés à des techniques occidentales plus contemporaines, pour se mettre au service de l’humain. Les différentes techniques créées, sont nées de l’alchimie de ces différentes pratiques avec la rencontre d’un « chercheur », thérapeute, médecin, humain simplement…

La Relaxation que je pratique met en lien la respiration, des pratiques de circulation des énergies, des mouvements et postures corporels, le travail des cinq sens selon la méthode du Dr Vittoz, ainsi l’état de détente du Yoga nidra et la visualisation.

Quelques exemples de techniques connues de Relaxation sont celles de :
Edmund Jacobson, médecin américain : La relaxation progressive ou relaxation neuromusculaire repose sur le principe de l’influence du contrôle somatique sur la réponse psychique, le relâchement musculaire aboutissant à la détente mentale.
Réduite à 6 exercices, la relaxation corporelle est précédée d’une contraction volontaire et forcée suivie d’un relâchement du groupe musculaire concerné (bras, front et yeux, mâchoire, cou et épaules, abdomen et dos, jambes et pieds).
La prise de conscience que  » tension = désagréable  » et  » détente = agréable » est particulièrement mise en avant.
La méthode de relaxation de Jacobson coïncide dans le temps avec celle de Schultz. Elle veut cependant s’en écarter complètement, rejetant toute idée de suggestion et, par conséquent, d’hypnose. Refusant de se joindre aux théories psychanalytiques, elle choisit délibérément de se fixer à un niveau purement physiologique.
Pour Jacobson, la relaxation n’est pas apprendre à dormir ou à se reposer mais, au contraire, apprendre à se conduire plus efficacement, avoir une meilleure économie d’énergie pour un meilleur rendement.
La relaxation progressive est peu pratiquée en France dans sa version complète. Le relaxologue français lui préfère la version simplifiée de Wolpe.
Joseph Wolpe (1915 – 1997) psychologue américain du béhaviorisme ou comportementalisme, surtout connu pour ses théories et expériences au sujet de ce qui s’appelle maintenant la désensibilisation systématique dans les phobies.
Johannes Heinrich Schultz (1884 -1970). Médecin, il s’orienta vers la psychiatrie et la psychologie. Il élabora sa technique basée sur des données physiologiques et psychologiques entre 1905 et 1932.
Pour Schultz, Le Training Autogène (ou « méthode de relaxation par auto-décontraction concentrative ») est avant tout une méthode d’entraînement facilitant l’acquisition d’un état auto-hypnotique pour ce qui concerne le premier degré. Il se complète d’un deuxième degré et des techniques spécifiques appelées Modifications Autogènes.
Le training autogène doit être compris comme un entraînement à l’auto hypnose, qui permet une réduction des tensions et du stress. Il présente un intérêt dans les maladies psychosomatiques, la psychothérapie, mais aussi la médecine du sport et la gestion du stress en permettant relaxation et détente.
Cette méthode se décompose en cinq phases : pesanteur, chaleur, organique, cœur, et respiration. Chacune de ces phases doit être parfaitement acquise avant de passer à la suivante. Par exemple, pour la première semaine d’exercices quotidiens, l’entrainement est basé sur la sensation de lourdeur. La semaine suivante sur la sensation de chaleur et ainsi de suite. Pour pratiquer cette méthode, on prend la position allongée, les bras le long du corps, mains à plat, jambes rapprochées, les pieds légèrement tournés vers l’extérieur.
c’est cette position que nous retrouvons communément dans les méthodes de relaxation courantes.
A l’origine de ces méthodes, nous retrouvons une pratique orientale appelé « Yoga Nidra ».
C’est une branche du Yoga particulièrement riche et originale, constituée essentiellement par l’apprentissage d’un état de conscience particulier, le 4ème selon les Hindous.
Les Hindous définissaient quatre états de conscience : les deux premiers correspondent à la veille et au sommeil, Le troisième correspond aux phases de rêve qu’ils identifiaient comme un état de conscience spécifique distinct du sommeil « calme ».
Le quatrième état yogique est appelé « sommeil conscient », c’est le Yoga-Nidrâ qui s’apparente d’un point de vue médical au stade 1 (et parfois 2) du sommeil lent.
Le « yoga nidra » signifie sommeil éveillé, un état où le corps et le psychisme sont tout à fait détendus, mais où la conscience demeure vigilante.
État intermédiaire entre la veille et le sommeil, la relaxation permet une vigilance silencieuse qui conduit à une rencontre avec soi-même, une découverte de son être profond. La relaxation amène donc à une modification du niveau de conscience.

LES EFFETS DE LA RELAXATION
SUR LES DIFFÉRENTS PLANS DE LA PERSONNE

La Relaxation apporte

La détente musculaire, la diminution des stimuli, permet le relâchement de l’activité cérébrale (baisse de stimulation de la zone corticale). C’est un outil de détente qui tend à améliorer la respiration et permet de retrouver un bon équilibre (exemple : améliorer la qualité du sommeil)

Un moyen d’être présent à soi-même, de mieux se concentrer ; elle apporte des aides dans le soin des troubles psychosomatiques : maux de ventre, crises de foie, eczéma…

Un puissant facteur de transformation qui développe la confiance en soi et la créativité (exemple : problème d’estime de soi chez les adolescents).

Un élément d’intégration en ce qu’elle favorise le passage du monde extérieur au monde intérieur.

L’utilisation de la musique, le son et le ton de la voix, le message de détente qui est envoyé, vont toucher au système limbique (système affectivo- émotionnel) et à la zone corticale.

L’utilisation des postures corporelles, des massages, de tout ce qui touche au corps physique, a pour projet de libérer la mobilité corporelle et de favoriser un retour vers soi plus intérieur.

L’utilisation d’outils, tels que la méthode du Dr Vittoz, outils de prise de conscience, sont des outils de découverte ou de redécouverte de ses sensations et représentent toute la partie ‘expérimentation’ en tant qu’expérience de ce travail.

La mise en pratique de la relaxation n’est possible que parce que ces expériences ont pu être vécues et nommées dans un premier temps. Elles sont réutilisées de façon symbolique, et ouvrent l’accès à la créativité.
De même que “le lieu de silence est indispensable pour que la connaissance prenne corps”*, la relaxation est un lieu d’élaboration de la véritable connaissance née de l’expérience.

La certitude d’exister s’enracine dans le corps et dans les sensations. La relaxation relie la personne à sa propre expérience : elle le relie à ses racines, à sa structure, tout en libérant l’imaginaire, le potentiel de l’enfant intérieur. Le passage d’une réalité concrète et palpable (je sens) à une réalité mentale (je me représente) puis imaginaire (données subjectives) débouchent sur une élaboration du vécu et une nouvelle capacité d’appréhension des événements, un nouveau regard sur la vie.

La relaxation crée un contexte de sécurité et de confiance : à l’écoute de son corps, la personne apprend à faire le lien entre ses sensations, ses émotions, ses sentiments. La connaissance d’elle même passe par la rencontre d’une expérience vécue et ressentie et d’une prise de conscience qui permet de nommer et de comprendre.
Alors la dimension symbolique apparaît. En ce sens, la relaxation devient le plus souvent un véritable révélateur pour l’être.
La relaxation est un outil qui permet progressivement une meilleure harmonie entre le corps physique, les émotions ou les sentiments, le mental et le spirituel : L’Être est d’abord ce qui nous défini dans la profondeur, ce que nous sommes dans l’Essentiel (« l’essence-ciel ») puis un potentiel qui s’actualise (ou non) au cours de la vie.

Avec mon corps « je sens », avec mon mental « je pense », avec mon Être, « JE SUIS ».
Quand « je suis », je me réapproprie ma vie, je deviens « Un », « un être pluridimensionnel et sans limites »…